Le premier charter donne l'impression qu'il devrait s'accompagner d'un manuel. Il n'en a pas besoin — tout l'intérêt de voler en privé est que le processus s'adapte à vous — mais savoir ce qui vous attend rend le premier voyage plus fluide. Voici le déroulé, en toute honnêteté.
Réservation : c'est une conversation, pas un passage en caisse
Vous n'achetez pas un siège ; vous engagez un appareil. Lorsque vous sollicitez des opérateurs pour un trajet, ils répondent par des devis pour des appareils précis — immatriculation, année, photos, prix. Comparez-les, posez des questions (l'application Yond affiche l'opérateur certifié de chaque appareil avec ses coordonnées, si bien que vos questions vont directement aux personnes qui vous font voler), et confirmez celui qui convient. Le paiement et un contrat de charter suivent ; pour la plupart des trajets domestiques, tout le cycle prend des heures, pas des jours.
Avant le vol : trois informations
L'opérateur confirmera trois choses dont vous avez réellement besoin : le FBO — le terminal privé d'où part votre vol (les grands aéroports en ont plusieurs, alors inscrivez l'adresse exacte du FBO dans votre navigation, pas celle de l'aéroport) ; l'heure d'arrivée — généralement 15 minutes avant le départ ; et les détails des passagers — noms et, pour les trajets internationaux, passeports, transmis à l'avance pour que la douane ne soit qu'une formalité.
Le jour du départ
Vous conduisez jusqu'au FBO, quelqu'un prend vos bagages, et on vous propose un café pendant que l'équipage termine sa préparation. Il n'y a pas de file de sécurité, pas de groupe d'embarquement, pas de porte. Lorsque l'appareil est prêt — souvent dans les minutes suivant votre arrivée — vous marchez ou êtes conduit jusqu'à l'aire de stationnement, le commandant présente l'équipage, et la porte se ferme. De la portière de la voiture au wheels-up (décollage) en un quart d'heure, c'est la norme.
Deux détails qui surprennent les néophytes :
- Les bagages relèvent de la physique, pas du règlement. Il n'y a pas de frais pour une seconde valise — mais la soute d'un light jet a une taille fixe, et les bagages rigides la gaspillent. Apportez des sacs souples quand vous le pouvez.
- L'horaire est le vôtre, dans certaines limites. Avoir 40 minutes de retard tient généralement d'un coup de téléphone, pas d'un vol manqué. Mais les équipages ont des limites légales de temps de service, et les créneaux des aéroports fréquentés ne peuvent pas toujours bouger — traitez donc l'heure de départ comme un plan, pas comme une suggestion.
En vol
Les cabines varient davantage selon la catégorie que selon toute autre chose : sièges en salon et espace rafraîchissements sur un light jet ; une cabine où l'on tient debout et des repas chauds sur un midsize et au-delà. Le Wi-Fi existe sur la plupart des appareils midsize et plus grands — vérifiez auprès de l'opérateur si cela compte pour vous. La question des toilettes que tout le monde est trop poli pour poser : chaque jet en charter en possède ; sur les plus petits appareils, elles sont compactes.
Ce qu'il en coûte pour essayer
Un premier vol n'a pas à être une déclaration transcontinentale. Un saut New York–Boston commence autour de 2 600 $ sur un turbopropulseur ; LA–Vegas à partir d'environ 4 000 $. Saisissez un trajet dans l'application Yond, obtenez des estimations instantanées pour chaque catégorie, et laissez les chiffres — et non le mystère — décider si le vol privé mérite une place dans vos déplacements.